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Les œuvres d'art qui ont créé la polémique

Pubblicato da
Lorenzo Paci
il 27 aprile 2011
Du savon fabriqué par le Suisse Gianni Motti à base de graisse de Silvio Berlusconi, en passant par les cochons tatoués du plasticien belge Wim Delvoye, retour sur les dernières controverses suscitées par des oeuvres d'art.
Marion Brunet (Lefigaro.fr) - article paru le 18/04/2011


Piss Christ, Andres Serrano
Dernière œuvre en date à avoir suscité la polémique : celle de l’artiste américain Andres Serrano. La photographie, qui représente un crucifix plongé dans de l'urine, a été détruite dimanche dans un musée de la «Cité des Papes». Des associations catholiques intégristes avaient dénoncé une œuvre blasphématoire. Le cliché, daté de 1987, était présenté à la collection d'art contemporain Lambert dans le cadre d'une exposition anniversaire intitulée «Je crois aux miracles» prévue jusqu'au 8 mai et financée en partie par la municipalité, la région et l'État.
L.O.V.E., Maurizio Cattelan
L’œuvre de l’artiste italien Maurizio Cattelan, installée juste devant le palais Mezzanotte, le temple des marchés financiers de la péninsule italienne, a provoqué un bras de fer entre la Bourse de Milan et la municipalité. Mise en place le 24 septembre dernier, cette œuvre devait être enlevée le 4 janvier. Mais la mairie a finalement décidé qu'elle resterait jusqu'au 30 septembre prochain. Au grand dam de Consob, l'autorité qui supervise la Bourse. Le titre de la sculpture, L.O.V.E., qui signifie «liberté, haine, vendetta et éternité», est un autre pied de nez de l’auteur, qui n'a fait qu'attiser la colère de ses détracteurs.
Mani Pulite, Gianni Motti
Autre artiste à avoir été sous le feu des critiques : le Suisse Gianni Motti, pour son œuvre intitulée Mani Pulite («Mains Propres»), qui représente un savon peu ordinaire, puisque celui-ci aurait été fabriqué à partir de la graisse de Silvio Berlusconi. Cette dernière aurait été récupérée dans une clinique suisse où le président du conseil italien aurait subi une liposuccion en 2004. Le savon de couleur blanchâtre, qui a été exposé à l’automne dernier au musée Migros d’art contemporain de Zurich mesure 1,80 cm de hauteur, 8,20 cm de longueur et 4,90 cm de largeur. La a toujours réfuté qu’il s’agissait de la graisse de Silvio Berlusconi.
L’exposition Kiss the past hello, Larry Clark
L’exposition Larry Clark avait provoqué une polémique en octobre dernier, lorsque la mairie de Paris avait pris la décision, inédite dans le monde de l'art, d’en interdire l’entrée aux moins de 18 ans. L’exposition retraçait l'œuvre de cet artiste américain reconnu, qui montre de façon crue la vie et les dérives d'adolescents. Quelques jours après cette affaire, la Suisse censurait à son tour deux clichés jugés trop choquants, dans le cadre d’une exposition baptisée «Vice et Volupté» et consacrée aux sept péchés capitaux.
Les assassinats d’hommes célèbres, de Gil Vicente
Les grands dessins de l’artiste brésilien Gil Vicente ne pouvaient pas laisser les spectateurs de marbre, lors de la Biennale de Sao Paulo en septembre dernier. Il y met successivement en scène l’assassinat de personnalités de premier plan : le pape Benoît XVI (ci-dessus), la reine d’Angleterre, l’ancien président américain George W. Bush…
Les cochons tatoués, Wim Delvoye
L’exposition du plasticien belge Wim Delvoye, entre février et mai dernier, au musée d'art moderne et contemporain (Mamac) de Nice, mettant en scène sept cochons tatoués, a suscité l'indignation des défenseurs de la protection des animaux. L'artiste «utilise l'animal comme si c'était un simple objet», a dénoncé Didier Le Gall, vice-président du Mouvement écologiste indépendant (MEI) en charge de la condition animale, avant de déplorer «la souffrance que le tatouage, fait sous anesthésie légère, implique». «Sauvés de l’industrie agro-alimentaire, les porcelets sont anesthésiés pour être tatoués. De leur vivant, les bêtes sont choyées, traitées comme des stars, libres de leur mouvement et filmées en continu. Une fois mortes, elles sont naturalisées», s'était défendu le musée.
Flying rats, Kader Attia
Cette œuvre de l’artiste français, présentée en 2005 à la Biennale de Lyon, a choqué quelques visiteurs. Flying rats représentait 45 mannequins d’enfants, dont les corps étaient constitués de mousse et de graines et qui se faisaient dévorer dans une immense cage par des dizaines de pigeons vivants.









Marion Brunet (Lefigaro.fr) - article paru le 18/04/2011
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