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Vient Mexique

Pubblicato da
Domenico Olivero
il 17 luglio 2016
Mexique - 1900 - 1950 renaissances al Grand Palais

Cet automne, une grande exposition la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le MUNAL, Museo nacional de Arte de Mexico, se sont associés pour organiser une exposition dressant, pour la première fois en France, un vaste panorama de la modernité mexicaine, depuis les prémices de la Révolution jusqu’au milieu du XXe siècle, complété par des interventions ponctuelles d’artistes contemporains.

L’art du Mexique au XXe siècle présente le paradoxe d’être étroitement connecté aux avant-gardes internationales, tout en présentant une incroyable singularité, une étrangeté même, et une puissance qui défient notre regard européen.

Dans la première partie de l’exposition, on découvre comment cette modernité puise son inspiration dans l’imaginaire collectif et les traditions du XIXe siècle. Cette relation, évidente dans l’art académique qui se développe après la restauration de la République en 1867, se prolongera dans les préceptes idéologiques de l’École Mexicaine de Peinture et de Sculpture, dirigée par José Vasconcelos à partir de 1921.

Les courants internationaux viennent contrebalancer cet ancrage dans la tradition. Au tournant du XXe siècle, symbolisme et décadentisme trouvent au Mexique des expressions fascinantes comme le célèbre tableau d’Angel Zárraga, La Femme et le pantin (1909). Peu à peu s’affirment les expérimentations esthétiques d’artistes mexicains en contact avec l’avant-garde parisienne dans les premières décennies du siècle, au premier rang desquels Diego Rivera.

La deuxième partie de l’exposition s’attache à montrer comment la Révolution mexicaine, en tant que conflit armé, comportait la planification d’un nouveau projet national. La création artistique des années qui ont suivi la révolution revêt un caractère idéologique ; elle s’appuie sur d’autres moyens que la peinture sur chevalet, tels que le muralisme et le graphisme. L’exposition met naturellement l’accent sur les oeuvres des trois artistes phares du muralisme mexicain, los tres grandes : Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros, José Clemente Orozco. Cette révolution masculine, qui a ouvert la voie à de nombreuses possibilités nouvelles, a permis aux femmes de participer à l’effort économique ; cette situation a encouragé les femmes à se faire elles aussi une place sur la scène artistique, en tant que peintres ou mécènes.

L’arbre Frida Kahlo ne doit pas cacher une forêt de personnalités extraordinaires comme Nahui Ollin, Rosa Rolanda ou les photographes Tina Modotti et Lola Álvarez Bravo.

Mexique - 1900 - 1950  renaissances
5 octobre 2016 – 23 janvier 2017
Grand Palais
Galeries nationales

 

 

foto Tina Modotti (1896-1942) Guitare, cartouchière et faucille illustration de l’annonce pour la  chanteuse communiste concha lichel, publiée dans el machete, no 168, 1 Épreuve gélatino-argentique Mexico, Museo Nacional de Arte, INBA Donation de la famille Maples Arce, 2015 1er juin 1929 © Francisco Kochen

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